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La France doit disposer d’un environnement propice au développement des technologies de l’intelligence artificielle

La France a depuis de nombreuses années compris l’importance de disposer d’un cadre réglementaire protecteur des consommateurs et des utilisateurs de nouvelles technologies, tout en mettant en place les mécanismes nécessaires pour susciter et favoriser les expérimentations à grande échelle et les projets pilotes. Le développement de l’intelligence artificielle n’échappe pas à cette logique. Il est primordial que les expérimentations, y compris à grande échelle, puissent être réalisées, dans des cadres contrôlés, pour pouvoir évaluer le potentiel des technologies et leurs limitations. La France doit par ailleurs être pionnière dans la définition d‘un cadre novateur, protecteur des libertés et des utilisateurs en matière d’intelligence artificielle. La mise à disposition de données partagées au sein de la communauté de recherche, la définition de métriques et de mécanismes de parangonnage sont autant de facteurs clés de succès de cette démarche. Comme l’intérêt de plateformes mutualisées de données métiers l’illustre, la disponibilité des données est l’un des grands enjeux du développement de l’intelligence artificielle en France. Cette mise à disposition doit se faire dans un cadre réglementaire adapté, qu’il s’agisse de données à caractère personnel ou de données techniques, en garantissant la protection au juste niveau des données. Les conditions de mise à disposition (nécessité d’annoter les données), de stockage (par exemple au sein d’un nuage français ou européen), de propriété des données et les modèles économiques sous-jacents devront faire l’objet d’une réflexion accrue. Le développement de méthodes d’évaluation ou d’apprentissage communes et harmonisées constitue un axe de travail à privilégier. L’accès à des ressources de calcul dédiées et adaptées permettant de tester la validité et l’efficacité des approches est également un enjeu très prégnant. Enfin, lorsque cela est pertinent, pour garantir l’interopérabilité des solutions, il est nécessaire de disposer de normes et de standards partagés. La pérennisation et le développement des briques disponibles en source ouverte doit, par ailleurs, dans cette optique être soutenue.

2018 : une stabilisation en volume des dépenses publiques nécessaire

Pour l’année 2018, le Programme de stabilité affiche une prévision de solde de 2,3 points de PIB, en amélioration de 0,5 point par rapport à 2017. En ce qui concerne les prélèvements obligatoires, cette prévision prend en compte les mesures déjà décidées (notamment à la fin de l’année 2016) qui devraient globalement les réduire de 6,1 Md€ par rapport à leur évolution spontanée. La trajectoire de réduction du déficit décrite pour 2018, qu’elle soit mesurée en déficit effectif (2,3 points de PIB) ou en réduction de 0,5 point de PIB par rapport au déficit attendu en 2017, contient des biais de construction. Le Programme de stabilité repose sur des hypothèses de progression des recettes publiques légèrement surévaluées (recettes non fiscales et recettes fiscales issues de la régularisation des avoirs détenus à l’étranger). Surtout, il sous-estime l’effort en dépenses nécessaire pour permettre une réduction du déficit de 0,5 point de PIB, en indiquant à tort qu’il serait comparable à celui réalisé en moyenne sur les années récentes. Sur la base du scénario macroéconomique du Programme de stabilité et d’une prévision de recettes plus réaliste, atteindre l’objectif de réduction de déficit de 0,5 point de PIB imposerait de stabiliser en volume les dépenses des administrations publiques, alors qu’elles ont crû de 0,9 % en moyenne entre 2011 et 2016. Si l’effort en dépenses était équivalent à celui effectué entre 2011 et 2016, le déficit 2018 ne se réduirait pas mais serait seulement stabilisé au niveau atteint en 2017. L’équation budgétaire 2018 sera d’autant plus difficile à résoudre que plusieurs facteurs devraient pousser à la hausse les dépenses  : la remontée attendue du prélèvement sur recettes en faveur de l’Union européenne ; la montée en charge de certains engagements pris par l’État en matière de masse salariale (recrutements, protocole « parcours professionnels carrières et rémunérations  ») ou d’autres dépenses (lutte contre le terrorisme, dépenses d’investissement en infrastructures de transport, soutien aux énergies renouvelables…)  ; le dynamisme spontané des dépenses d’assurance maladie ou de retraites ; une nouvelle hausse des dépenses d’investissement local en lien avec le cycle électoral communal. Par ailleurs, la contribution de la charge d’intérêts au ralentissement de la dépense publique devrait être moins forte qu’auparavant.

Sauter en parachute

Vendredi dernier, j’ai exécuté le genre d’activité qu’il faut faire au moins une fois dans sa vie (mais peut-être pas deux :p): j’ai fait un saut en chute libre à Issoire. Vous croyez que je vais vous détailler par le menu cette expérience ? Que nenni ! Je suis en effet une personne très agaçante, et je vais donc passer mon tour. De toute façon, pas mal de billets fleurissent déjà un peu partout sur le web sur le sujet. Et puis, surtout, je crois que j’ai été stupéfait par ce que j’ai appris sur la gravité peu de temps après. En effet, ce baptême aérien m’a incité à m’informer sur la gravité. Et franchement, celle-ci est une curiosité à bien des égards ! La gravitation est de notre point de vue une force concrète, de tous les instants : nous y sommes asservis en permanence, et elle influence notre existence comme aucune autre force. C’est elle qui fait que quand on jette un truc en l’air, on sait qu’il va logiquement retomber ; c’est elle aussi qui a élaboré notre monde et les étoiles, soit dit en passant : clairement, c’est une force qui, de notre point de vue humain, est pharamineuse ! Pour vous dire, les physiciens la désignent comme la glu de notre univers. Rien que ça ! Seulement, étonnamment, c’est aussi une force très faible comparée aux autres. A titre d’exemple, un simple aimant suffit à soulever une pièce de fer, et par là même, à narguer la gravité qu’est censée exercer notre belle planète ! Un minuscule aimant peut donc braver la gravité d’une planète pesant au bas mot dans les 6×10 puissance 24 kgs !! La raison à cela, bien sûr, c’est que la force électromagnétique est nettement plus importante que la force gravitationnelle. Mais alors, très nettement : un milliard de milliard de milliard de milliard de fois plus puissante ! Des quatre forces capables d’expliquer toutes les choses perçues dans notre univers (jusqu’ici, du moins), la force gravitationnelle est carrément la plus faible. Et de le savoir, ça ébranle carrément la vision qu’on peut avoir de tout ça ! Voilà le site par lequel je suis passé pour ce saut en parachute, si vous aimez les expériences insolites. Si vous n’êtes pas cardiaque, foncez sans hésiter !

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Le mégot

Le jet d’un mégot mal éteint serait à l’origine du vaste incendie qui a ravagé depuis samedi plus de 800 hectares dans la région d’Aix-en-Provence et que les pompiers ne parviennent toujours pas à contenir. L’incendie, qui a ravagé samedi 800 hectares à Saint-Cannat, près d’Aix-en-Provence, a connu deux reprises dans la journée de dimanche. Alors que le feu semblait être maîtrisé, plusieurs colonnes de renfort de pompiers envoyées d’autres départements ont dû s’attaquer au feu localisé près de la D18 entre Saint-Cannat et Eguilles, relatent les médias locaux. Les sapeurs-pompiers appellent les habitants à rester chez eux. Il est à noter que l’incendie n’a heureusement fait pour l’heure aucune victime. Ses colonnes de fumées sont visibles de Marseille. Le jet du mégot qui aurait pu embraser plusieurs centaines d’hectares de verdure est actuellement la version privilégiée par les experts. «L’hypothèse du jet de mégot est actuellement privilégiée car le départ de feu se situe en bordure de route», a déclaré lors d’un point presse Rémy Avon, vice-procureur de la République d’Aix, cité par l’AFP. Il a d’ailleurs rappelé que le jet de mégot qui cause, même involontairement, un incendie de végétation, était puni par la loi d’une peine de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende.

Le BBQ de trop

La scène tragique se déroule samedi soir. Un père de famille de 33 ans, nommé Grégory, participe à un barbecue sauvage de la ville de Sevran (Seine-Saint-Denis), où il habite et travaille. Mais lors de ce dîner, Grégory croise une vieille connaissance : un individu qui lui avait dérobé sa chaîne en or il y a trois ans de cela. Les deux hommes se reconnaissent et la situation vire au drame lorsque celui qui avait volé le bijou de Grégory dégaine son arme à feu. Il tire plusieurs fois dans la tête de sa victime, qui meurt sur le coup devant sa famille et une foule d’habitants de la ville. Le meurtrier prend la fuite après son homicide, intervenu aux alentours de minuit. Grégory venait d’avoir un deuxième enfant et son histoire a beaucoup ému sur les réseaux sociaux, où une photo du présumé tireur circule en masse. La police et les enquêteurs recherchent activement des traces de l’individu.

Vu de NY: le Brexit

Les dés sont jetés ! L’ambassadeur du Royaume-Uni à Bruxelles a finalement remis une lettre notifiant l’activation de l’article 50 du traité de Lisbonne au Conseil européen. Le spectre du Brexit devient donc une réalité. A l’occasion d’un séminaire à New York la semaine dernière, j’ai eu l’occasion d’en discuter avec plusieurs collègues, et nous étions tous d’accord sur un point : les négociations entre les 27 et le gouvernement britannique promettent d’être âpres. Au final, un compromis est loin d’être sûr, parce que il y a beaucoup à discuter. Les sujets sensibles sont en effet nombreux : la question du marché unique, bien sûr, mais aussi le retrait de la Cour de justice européenne, la question des expatriés européens au Royaume-Uni, et celle des anglais expatriés en Europe… Franchement, on peut douter que toutes les parties concernées arrivent signer quoi que ce soit en à peine deux ans ! Mais concrètement, quelles conséquences si aucun accord n’est trouvé ? Eh bien, deux ans après la notification, le Royaume-Uni sera exclu de l’UE. C’est le saut de l’ange évoqué par les journalistes, qui signifierait le retour des douanes pour les produits de consommation comme pour les personnes et détruirait tous les mécanismes d’échange mis en place au cours des années. Une telle situation est jugée comme gravissime par les experts, aussi bien pour les milieux patronaux que pour l’opposition. Néanmoins, la première ministre menace l’Europe de cette situation, en disant que cela arrivera si elle n’obtient pas ce qu’elle veut. L’Europe ne prend pourtant pas ces provocations très au sérieux : elles sont somme toute ordinaires en début de négociations, quand les parties cherchent à s’intimider en bombant le torse. Et puis, l’Europe spécule aussi sur la pression exercée par les milieux d’affaires : elle se dit qu’elle sera assez forte pour inciter le Royaume-Uni à conclure tôt ou tard avec Bruxelles. D’autant que les britanniques conservent un pouvoir de négociation bien plus faible que les Européens. Et cela restera vrai tant que ces derniers (Français et Allemands en tête) resteront unis comme ils l’ont été jusqu’à présent. Au passage, j’ai adoré ce séminaire. Voici l’agence qui l’a animé, si vous voulez vous faire une idée du programme. Pour en savoir plus, je vous recommande la lecture du blog sur ce séminaire entreprise à New York qui est très bien fait sur le sujet.

Elle mange 9000 dollars

Les médecins qui soignaient une jeune Colombienne ont été bien étonnés en constatant le contenu de son estomac. Une Colombienne a englouti pas moins de 9 000 dollars en billets de cent pour ne pas les partager avec son ex-concubin, a annoncé le parquet du département de Santander. Selon le parquet, la jeune femme de 28 ans a quitté son copain et voulait déménager au Panama. Quant aux économies faites pendant les années de vie commune, la jeune femme a décidé tout simplement de les avaler pour ne pas avoir à les partager avec son ex. Finalement, la jeune femme s’est retrouvée à l’hôpital où les médecins ont extrait les billets dévorés. Seuls 5 700 dollars étaient en bon état, le reste des billets ayant été gâchés par l’estomac de la jeune femme. Les autorités n’ont rien contre la jeune femme, car l’argent a été obtenu légalement, par une vente de propriété.

Dans une montgolfière

Dernièrement, j’ai pratiqué une activité assez unique à laquelle je repense souvent : j’ai pratiqué un vol en montgolfière au-dessus d’Albi. Et si vous n’avez jamais essayé, je peux vous dire que c’est un véhicule très inhabituel ! Sur le plan pratique, c’est clairement l’un des transports les plus ineptes qui soient. Jugez par vous-mêmes : six mois sur douze, on ne peut pas voler ; si la météo n’est pas parfaite le jour même, le vol est annulé (je le sais : ça m’est arrivé) ; la montgolfière trottine à l’allure d’un escargot sous les cieux… Ce n’est que mon avis, mais je crois que la montgolfière ne va remplacer l’automobile. 🙂 Pour autant, elle présente un intérêt tout autre. Dès lors qu’on daigne lâcher prise, en effet on boit du petit lait tout au long du vol : on savoure alors la vue, ainsi que le fait de ne pas savoir où le vent nous mène. C’est une expérience précieuse, notamment parce que nous prenons si peu de temps pour nous poser au quotidien… Alor que lorsqu’on s’installe dans la nacelle, on perd tout contrôle et on est par conséquent astreint à s’installer pour jouir du spectacle. Excepté les instants où le brûleur est activé, on peut entendre une mouche voler à bord. Personne ne discute, tant chacun est fasciné par la vue. Tout un chacun regarde la ville qui commence à peine à s’éveiller. Le monde a tout d’une maquette réduite. C’est tellement beau qu’on en oublie tout le reste. Et sitôt qu’on rejoint le sol à la fin de l’heure de vol, on a du mal à retrouver ses repères… Si vous avez des vols en ballon près de chez vous et que vous aimez les expériences contemplatives, il n’y a pas à hésiter : c’est un moment que l’on n’oublie pas ! Je vous mets en lien le prestat’ par lequel je suis passé, pour plus de renseignements. Toutes les infos sur ce vol en montgolfière à Albi en suivant le lien.

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Le design chamboule le travail

Dans l’exposition « Popcorn » du Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Etienne, on peut voir Charlot pris dans les rouages d’une machine géante, la célèbre scène du film Les Temps modernes (1936). Quatre-vingts ans plus tard, la même appréhension de l’avenir habite les clichés teintés d’humour de 22 étudiants, sélectionnés par l’Institut français du design pour leur vision sagace du travail au XXIe siècle. « Il est temps que la maison s’invite au travail. » Olivier Saguez, de l’agence de design global Saguez & Partners Une trentaine d’écoles ont participé à ce concours de photographies présentées dans « Explore : Outside the Box », l’un des nombreux rendez-vous de la dixième Biennale du design organisée, jusqu’au 9 avril, sur le thème « Working Promesse – Les mutations du travail ». C’est plutôt de révolutions qu’il faudrait parler. « De la Renaissance à la révolution industrielle,chaque vague de mutation technologique s’est accompagnée d’une réorganisation du travail », a affirmé l’économiste Nicolas Bouzou, invité par Gaël Perdriau, maire (LR) de la ville et président de Saint-Etienne Métropole, à échanger sur ce thème avec le philosophe et ancien ministre Luc Ferry. Ainsi, au XIXe siècle, la transformation industrielle a entraîné le regroupement d’ouvriers dans des usines où l’on contrôlait leur présence et le nombre d’heures effectuées avec un système de maîtres et de contremaîtres. Il y a aujourd’hui, à l’heure d’Internet, un non-sens (sans parler du surcoût écologique) à cueillir les gens chez eux le matin pour les y ramener le soir. La révolution numérique a rendu possibles de nouvelles formes de travail : le télétravail, le co-working, le travail indépendant ou le multitravail (chauffeur, loueur d’appartements ou d’automobiles grâce aux milliers de données traitées en temps réel…). L’entreprise, pour garder ses meilleurs éléments, doit offrir bien plus qu’autrefois. A la Biennale de Saint-Etienne, on montre du mobilier inédit, destiné à répondre aux envies et aux besoins de chacun de s’isoler ou de travailler en groupe. Le bien-être au travail est mis en scène, notamment, par l’agence T&P Work UNit sous le titre « Le bureau générique ou le temps des cols blancs créatifs », avec un « extrait » des aménagements pensés pour (et avec) l’agence de publicité BETC, à Pantin, en Seine-Saint-Denis. « Le travail est entré dans la maison en même temps qu’Internet,…

Le signal faible

Ce qui caractérise notre époque, c’est le bruit. Il est partout. L’humanité est une espèce infiniment bruyante, et le bruit de nos signaux (radio, télévision) peut s’entendre à des milliards de kilomètres de notre bonne vieille planète.

Nous sommes tellement envahis par le bruit qu’il n’est pas rare qu’on passe à côté des choses importantes. C’est parce que les anglais n’ont pas cru à la menace du Brexit que ce dernier s’est produit : beaucoup d’électeurs ont voté pour lui, plus par protestation que par réel désir de quitter l’Europe. On en voit les conséquences aujourd’hui.

La question est : comment prêter attention aux signaux importants quand les flux d’information coulent comme des cataractes, quand les twitts affluent en masse, en tel nombre qu’ils sont parfois difficiles à suivre ? Comment voir l’essentiel ? Toitoine (ou Saint-Exu, pour les intimes) a beau jeu de dire que l’essentiel est invisible pour les yeux : ces derniers sont quand même indispensables pour lire l’actualité ! Alors comment faire ? Comment voir ?

En prenant le temps de se poser et de réfléchir, tout simplement. En faisant l’effort de ne pas nous laisser distraire par cette myriade d’informations inutiles dont on nous rebat les oreilles au quotidien. Nous vivons une époque de distractions, et nous sommes par conséquent distraits. Certains l’ont bien compris et se sont changés en prestidigitateurs pour berner leur monde : ils agitent une main vide devant tous quand l’autre s’active dans l’ombre. Et c’est cette main cachée, ce signal faible qu’il nous faut apprendre à regarder. Sinon, il y a fort à parier que nous suivions la pente qu’ont pris l’Angleterre et les Etats-Unis !